Pour aller plus loin et améliorer mes travaux de customisation moto, j’ai décidé de me bricoler une petite table de soudure me permettant un gain de temps et de maniabilité plus que pratique dans mon travail du métal.

Note de l’auteur : les schémas ont été faits par mes soins. Vous pouvez les partager et les utiliser comme bon vous semble mais pensez à citer mon site en retour. Merci.

Dans un premier temps je vais préparer toutes les pièces avant de passer à la soudure. Par préparer, j’entends décaper chaque zone destinée à être soudée, afin de mettre le métal à nu. Cette étape est importante si on veut réussir ses soudures. Donc c’est parti avec la disqueuse et un disque abrasif adapté, je mets le métal à nu sur à peu près 3/4 cm de longueur et sur chaque face.
J’en profite aussi pour chanfreiner chaque arête aux extrémités des tubes / profilés, là encore pour aider la soudure.

Une fois cette étape finie, je m’occupe de positionner soigneusement mes pièces comme sur le dessin suivant, en m’aidant de plusieurs aimant de soudeurs.

On se retrouve au final avec 2 pseudos cadres qui sont en fait le piètement avant et arrière de la table.

Je m’occupe maintenant de positionner les traverses latérales (c.), toujours avec mes aimants de soudeur. Pour ce qui est de la hauteur des traverses du bas, je ne recommande rien en particulier. Pour ma part, j’ai choisi une hauteur me permettant d’entasser des boîtes d’une certaine taille.

Evitez peut-être juste de les positionner trop haut pour pouvoir garder un minimum de rigidité dans le montage.

ATTENTION : dans mon montage, le haut des traverses du bas est aligné avec le bas de la traverses en L. C’est voulu car c’est ici que se poseront la/les planche/s pour ranger vos outils. Le profilé en L permettra à la planche ou aux planches de rester en place.

Une fois les traverses pointées puis soudées, passez au montage avec l’autre cadre.

La plateau que j’ai trouvé était pour ma part assez usé, rouillé et avec des arêtes tranchantes. Un gros travail de décapage, d’arrondissage des angles et des tranches a été nécessaire pour avoir une surface propre et pouvoir travailler sans risquer de me trancher les bras…

Pour ce qui est de la pose du plateau, rien de sorcier, j’ai posé le piétement sur la surface à souder et j’ai procédé par des pointages espacés de 10cm. Je n’ai pas fait de cordons tout le long pour pouvoir disquer facilement et changer le plateau au besoin.

Et voilà au final ma table. J’ai utilisé du bois de palettes issues de récup’ que j’ai poncé et découpé  pour faire le plateau en bas. C’est parfait, solide et ça ne m’a rien coûté.
Je pensais gagner un peu en propreté et en rangement mais non, c’est quand même le bordel… 

Comme vous pouvez le voir, j’ai installé des crochets sur le côté pour accrocher divers outils. Je les ai faits avec des tubes plein en 10mm que j’ai cintrés, ébarbés puis soudés dans la table.

J’espère que cet humble tutoriel vous donnera envie de vous lancer dans un projet similaire. En tout cas, c’est vraiment pratique et je ne regrette pas d’avoir sacrifier mon stock de tubes acier !

Pour ce qui est de la soudure, je ne me suis pas permis de vous donner des conseils ou du « comment faire » car ce n’est clairement pas là que je m’illustre le mieux mais à titre d’info, j’utilise un poste à souder inverter (GYS) relativement simple et j’ai pris des baguettes de 2mm / 2.5mm pour ce projet.
Si vous êtes novices, pensez bien à vous équiper car la sécurité est primordiale, donc tablier en cuir, gants de soudeur et masque. Et ne soyez pas couillon comme moi, évitez de souder/disquer à côté d’une pelote de paille de fer car ça prend feu en un rien de temps cette salo*erie…

Dans une prochaine étape, je compte lui mettre des roues pour la déplacer dans l’atelier.